Questions et réponses avec Martin Smith

Afin d’aider les membres des associations sportives à prendre connaissance des positions des différents candidats à la mairie sur les enjeux qui les concernent, l'ABSL, l'AHMSL, l'ASSL, le Blue Machine, le CPA et le Club de curling leur ont soumis un court questionnaire afin de recueillir leurs propos de façon neutre. Les candidats étaient libres de répondre ou non. Les associations se sont engagées à diffuser les réponses des candidats auprès de leurs membres, ainsi qu’auprès de la population lambertoise en général.

Voici les réponses de Monsieur Martin Smith...

Question #1 : Que pensez-vous de maximiser l’utilisation de l’aréna à 12 mois par année?  Si vous êtes en faveur, comment comptez-vous financer les coûts encourus par cette utilisation accrue?

Après avoir mis sur pied le sous-comité sur la gestion de l’aréna, j’ai eu l’occasion de faire le tour de la question avec deux fonctionnaires municipaux et quatre citoyens très impliqués dans les sports de glace. Il me semble inconcevable d’avoir investi autant d’argent dans la rénovation de l’aréna Eric-Sharp sans prendre les moyens pour qu’il soit ouvert au moins de 44 à 48 semaines par année. Or, la structure de coûts actuelle rendrait très onéreuse une saison qui aurait de 10 à 14 semaines d’opération supplémentaires par rapport à la situation qui prévaut depuis de très nombreuses années. Voilà pourquoi le sous-comité a suggéré de créer un OBNL qui permette à la fois de diminuer nettement les coûts d’opération et qui permette d’aller chercher de nouvelles sources de revenus. À l’heure actuelle, il en coûte 4$ de dépenses pour chaque 1$ de revenus. Avec une structure nettement plus flexible, les démarches pour trouver des groupes prêts à louer l’aréna (camps de hockey, camps de patinage artistique, écoles de hockey, location pour option sports-études, etc) pourraient rapporter de bien meilleurs dividendes. De très nombreuses villes dans la région de la Montérégie et un peu partout au Québec ont opté pour cette gestion par OBNL et sont ravis par les résultats obtenus. Le conseil actuel a choisi de ne pas aller de l’avant avec cette proposition mais si j’étais élu maire, ce serait un des items prioritaires dans mon agenda. C’est une promesse : l’OBNL sera en place dès l’été 2018.   

Question #2 : Les jeunes familles qui représentent la quasi-totalité de nos membres et bénévoles peuvent difficilement se libérer pour assister aux séances du conseil municipal.  Comment prévoyez-vous avoir le vrai pouls de la population lambertoise en matière de loisirs, autrement que par la présence physique aux séances du conseil?

Un des éléments-clés de ma plateforme électorale est un grand sondage d’opinion – et non pas une consultation citoyenne où on entend toujours les mêmes personnes… - qui portera aussi bien sur des enjeux sociaux, sur la préservation de certaines traditions que sur des enjeux reliés aux offres de sport et de loisir de la ville.   C’est la seule véritable façon de sortir du carcan des séances du conseil pour connaître réellement les souhaits de la population qui constitue la majorité silencieuse.   On compte 6000 jeunes de 18 ans et moins à Saint-Lambert. Il faut réussir à savoir ce que leurs parents et eux-mêmes souhaiteraient trouver à Saint-Lambert.  Y a-t-il une forte demande pour une Maison des Jeunes, par exemple?  Si oui, il faut aller de l’avant et se donner les moyens de permettre aux jeunes de la mettre sur pied, de la faire vivre et d’en être fiers.  En général, je crois que les politiciens ont peur des sondages parce qu’ils craignent d’être liés par les résultats.  Mais si ces résultats reflètent vraiment bien le pouls de la population, il faut les réaliser.  Un grand sondage permet d’enlever une grande partie de subjectivité dans la prise de décisions.

Question #3 : La gestion des plateaux sportifs et leur accessibilité s’avèrent souvent problématiques. Comment proposez-vous améliorer la situation afin de permettre aux sportifs lambertois de profiter davantage de nos infrastructures?

La question la plus importante à mon avis est celle de l’accessibilité. Mes deux garçons jouent dans les équipes de hockey et de soccer de Saint-Lambert et j’ai été à même de constater les problèmes de stationnement au CDL et à l’aréna Eric-Sharp. Si j’étais élu maire, je ferais en sorte que les familles cessent d’être les otages d’une toute petite minorité qui se donne bonne conscience de refuser une expansion du nombre de places de stationnement en invoquant les fameux « îlots de chaleur ». Les calculs du service du Génie de la Ville ont établi qu’il y aurait 15% plus d’espaces verts qu’avant dans le parc Lespérance avec la mise en place des recommandations du rapport de la Table de concertation du parc Lespérance. Pourquoi freiner l’installation, respectueuse de l’environnement, de 25 places supplémentaires entre le curling et la rue Oak?  En densifiant même l’écran de verdure qu’on y trouve à l’heure actuelle pour causer le moins de désagrément possible aux résidents de ce secteur de la rue Oak.   Il est plus que temps que le bon sens prévale dans ce dossier.

Question #4 : Le projet de réaménagement du Parc Lespérance a franchi une nouvelle étape en septembre dernier.  Supportez-vous le projet tel qu’il est planifié?  Si ce n’est pas le cas, veuillez expliquer concrètement les modifications que vous proposez qui sont susceptibles d’avoir un impact sur les utilisateurs des infrastructures sportives.

Je supporte le projet tel qu’il est planifié et j’ai eu beaucoup de difficulté à comprendre qu’une personne ait pu partir une cabale en affirmant que le projet avait été dénaturé. Comme mentionné précédemment, le parc Lespérance n’est pas un parc ordinaire en ce sens qu’il accueille dans ses limites le Centre de loisir et l’aréna Eric-Sharp. On devrait définir des limites de ce qui constitue réellement un parc et celles de ce qui constitue un pôle de sport et de loisir. Et prendre des décisions en toute logique selon la nature de l’espace en question. Autrement, on mêle tout et des considérations riveraines empêchent d’étudier un dossier en fonction de son impact sur tous les Lambertois. Y compris ceux et celles qui viennent de Préville, par exemple.

Question #5 : Quelles mesures concrètes proposez-vous afin de promouvoir et de reconnaître le bénévolat effectué par les citoyens de notre communauté?

J’ai été très conscientisé à toute la question du bénévolat en étant président de la Table de concertation ad hoc des aînés. Qu’il soit question de bénévolat pour les aînés ou de bénévolat auprès des jeunes par l’entremise des associations sportives, il m’apparaît clair qu’il faut valoriser ces rôles et que la Ville a un mot important à jouer dans cette valorisation.   D’autant plus important qu’il n’y a pas beaucoup de façon plus gratifiante de s’impliquer dans sa communauté et d’enrichir la vie communautaire à une époque où on en a bien besoin.  Pourrait-on instaurer un concours du ou de la bénévole du mois dont on tracerait un portrait dans le Bulletin municipal? Pourquoi pas?   Je souhaite aussi créer un programme de bourses pour aider financièrement nos jeunes athlètes. Il serait aussi possible de remettre un montant d’argent au (ou à la) bénévole du mois pour être dépensé dans le groupe où il (ou elle) œuvre.  Il serait aussi sans doute facile de créer un parrainage de ces bourses avec des entreprises ou des professionnels de Saint-Lambert.    

Question #6 : Comment allez-vous dégager les sommes nécessaires afin d’entretenir et d’améliorer les infrastructures courantes et comment allez-vous financer les investissements en infrastructures requis dans les années à venir?

Le premier élément de réponse, celui concernant les sommes à dégager pour entretenir et améliorer les infrastructures existantes, est relié directement à un exercice administratif et budgétaire que je prévois mettre de l’avant. En effet, mon programme électoral prévoit la création d’un comité de révision permanente des dépenses et des bonnes pratiques de gestion. Une étude approfondie du budget local de Saint-Lambert (+ de 30M$ par année) devrait permettre de dégager des sommes qui pourront être dépensées plus efficacement et/ou pour servir d’autres fins. Je créerais également un comité des actifs et des infrastructures qui verrait à superviser une meilleure planification des chantiers, une meilleure surveillance afin d'éviter les dépassements de coûts. Ce comité et les fonctionnaires en faisant partie seraient davantage aux aguets des programmes de subventions des paliers de gouvernements supérieurs afin d’être prêts à déposer des demandes à temps et de ne pas laisser passer des occasions d’investir dans nos infrastructures à moindre coût.   Il est évident que cette question des infrastructures est un des plus grands défis à être posés aux administrations à venir. D’une part parce que nombre d’entre elles arrivent à la fin de leur vie utile - … ou l’ont dépassée – et d’autre part parce que de nouvelles exigences gouvernementales en matière environnementale (gestion des eaux usées, par exemple) vont obliger non seulement à réparer des infrastructures existantes, mais à les remplacer entièrement.