Questions et réponses avec Dominique Lebeau

Afin d’aider les membres des associations sportives à prendre connaissance des positions des différents candidats à la mairie sur les enjeux qui les concernent, l'ABSL, l'AHMSL, l'ASSL, le Blue Machine, le CPA et le Club de curling leur ont soumis un court questionnaire afin de recueillir leurs propos de façon neutre. Les candidats étaient libres de répondre ou non. Les associations se sont engagées à diffuser les réponses des candidats auprès de leurs membres, ainsi qu’auprès de la population lambertoise en général. 

Voici les réponses de Monsieur Dominique Lebeau...

Question #1 : Que pensez-vous de maximiser l’utilisation de l’aréna à 12 mois par année?  Si vous êtes en faveur, comment comptez-vous financer les coûts encourus par cette utilisation accrue?

Je trouve ça dommage de devoir répondre à cette question, ça démontre qu’un doute persiste encore dans vos esprits… Normalement, ce serait déjà fait; la gestion de l’aréna serait entre les mains d’un organisme à but non lucratif, où siège des représentant/e/s des associations et des citoyens en plus de représentant/e/s élu/e/s et employé/e/s de la Ville: c’est ce que votre Table nous a fortement recommandé.

Malheureusement, le dossier ne nous a pas été très bien présenté au Conseil de Ville, on a un peu voulu nous le faire passer de force par la gorge. Nous avons aussi perdu beaucoup de temps à attendre des réponses chiffrées à nos questions tout à fait légitimes comme bons gestionnaires; nous nous sommes retrouvés en septembre avec encore quelques points d’interrogation…

Trop tard pour lancer le projet? Après des relances de ma part pratiquement à chaque semaine (je vous jure, je peux être tenace), je n’étais pas d’accord pour repousser ça au prochain Conseil.J’ai demandé que le point soit à l’ordre du jour, je suis allé chercher une majorité (des membres présents) et nous avons adopté une résolution à la séance publique du 18 septembre 2017 donnant le mandat à notre administration de matérialiser les recommandations du rapport sur la gestion de l’aréna Éric-Sharp.

Ça c’est du leadership, ça c’est de la bonne gestion et c’est également un geste concret pour servir nos associations et nos citoyens.

Question #2 : Les jeunes familles qui représentent la quasi-totalité de nos membres et bénévoles peuvent difficilement se libérer pour assister aux séances du conseil municipal.  Comment prévoyez-vous avoir le vrai pouls de la population lambertoise en matière de loisirs, autrement que par la présence physique aux séances du conseil?

Depuis 4 ans, j’ai d’une part, répondu à toutes les invitations à discuter qui sont venues à moi et d’autre part, j’ai tenu pas moins de 35 café/croissant les premiers dimanche du mois tout au long du mandat. Ajouter 3 tours à vélo, des corvées citoyennes du printemps et un nombre difficilement quantifiables de remises de médailles, de soupers bénifices et de discussions sur la rue.

Est-ce que le Conseil de Ville aurait dû accueuillir les représentant/e/s des associations (sportives, communautaires et culturelles) sur une base annuelle? Posez la question c’est y répondre…

Dans les engagements que j’ai publiés en 7 thèmes depuis le samedi 21 septembre, je présente une variété et une constance dans les rendez-vous que je vais proposer aux citoyennes et citoyens de Saint-Lambert de tous les âges et de tous les milieux. En voici des extraits:

  • Rencontre annuelle de quartier dans chacun des 8 districts
  • Sommet annuel des comités incluant la CDE, en public
  • Plus grande utilisation des réseaux sociaux
  • Vidéos de façon régulière pour présenter certains aspects de la vie municipale

J’ajouterais: rencontres à l’automne et au printemps au Centre de Loisirs; pourquoi pas? C’est tout simple et une tonne de parents seraient déjà sur place! Je serais là, avec les membres du Conseil disponibles, et nous aurions des discussions ouvertes sur des thèmes tels que la sécurité et la circulation, les services aux citoyens, le budget d’opératon et la taxation, les projets en cours et en idéation, etc… Mes engagements sont publiés sur cette page Facebook: Dominique Lebeau à la Mairie

Question #3 : La gestion des plateaux sportifs et leur accessibilité s’avèrent souvent problématiques. Comment proposez-vous améliorer la situation afin de permettre aux sportifs lambertois de profiter davantage de nos infrastructures?

Voici un autre truc pas très agréable à lire…

J’entends à gauche à droite que cet aspect de vos activités comme associations n’est pas toujours simple, que ça semble aussi varier d’un groupe à l’autre; pour telle équipe ça va, pour telle autre, ça va un peu moins bien. Je devine que ça varie également selon l’installation dont on parle. Par exemple, notre piscine intérieure est extrêmement convoitée.

La gestion des horaires doit se faire de manière horizontale, de manière concertée également.Les coûts de location de plateau doivent partie des discussions, on peut absolument revoir tout ça.

Première des choses, on doit asseoir les assos ensemble (il y un projet d’asso d’assos, j’aime ça) et regarder le portrait de façon globale, en juin de chaque année peut-être.

Deuxième des choses, nous devons être équitables, en donner à chacun et être créatif parfois pour trouver des solutions intéressantes.

Ensuite, on se doit d’être transparent, juste et rigoureux dans l’application des règles qu’on se sera données, toutes et tous ensemble.

Question #4 : Le projet de réaménagement du Parc Lespérance a franchi une nouvelle étape en septembre dernier.  Supportez-vous le projet tel qu’il est planifié?  Si ce n’est pas le cas, veuillez expliquer concrètement les modifications que vous proposez qui sont susceptibles d’avoir un impact sur les utilisateurs des infrastructures sportives.

Ce n’est jamais fini tant que ce n’est pas fini j’ai l’impression.

On a vraiment travaillé très très fort tout le monde et là, j’inclus les membres de la Table consultative, les élus, les directions de la Ville et toutes celles et tous ceux qui ont amené de l’eau au moulin. On a tout pris en considération. On a débattu, on s’est parfois un peu entredéchiré, on a viré ça à l’envers puis remis ça à l’endroit, on est «sorti de la boîte», on a dessiné toutes sortes de versions. À tout moment, j’avais en tête les enjeux de tout le monde.

Je juge personnellement, et je ne suis pas seul, que ce que nous avons lancé comme projet, c’est un très beau compromis. Est-il parfait? Pas loin selon moi.

J’aurais moins rapetissé le parc canin mais c’était ça ou rien du tout pour la majorité du Conseil.

Pour ce qui est de l’ajout de places de stationnement, je comprends l’opposition de mon collègue du district 6 qui a parlé au nom des gens du secteur, qu’il représente, mais je me devais d’appuyer les demandes des utilisateurs qui sont en voiture; on a choisi à une époque pas si lointaine de rassembler beaucoup d’activités au même endroit, on doit se donner la chance que les gens en voiture puissent se garer là, sinon pas très loin.

Je n’ai pas l’intention personnellement de rejouer là-dedans, pas pour ce qui touche les utilisateurs des installations sportives à tout le moins.

Question #5 : Quelles mesures concrètes proposez-vous afin de promouvoir et de reconnaître le bénévolat effectué par les citoyens de notre communauté?

J’ai grandi dans une famille de bénévoles. Il n’y a pas grand chose dans quoi mes parents ne se sont pas investis: école, église, sports, fêtes locales, pétitions, etc… Cet héritage explique en grande partie ma façon d’être dans la vie. Je m’implique sans compter les heures depuis 8 ans dans la Fondation de l’école Rabeau.

Dans mon domaine de pratique professionnelle (la musique), j’ai siégé ou siège toujours pour des fins de mandats sur les tables de négociatons de l’UDA (Union des artistes) et sur de nombreux conseils d’administration: Artisti (société de gestion de droits), SPACQ (auteurs-compositeurs), RAM (regroupement des artisans de la musique), etc…

Je suis membre du Réseau écocitoyen, jouant même le rôle de secrétaire lors de l’assemblée de fondation.

Je suis bénévole. Je reconnais la grande valeur du bénévolat et je ne manque pas une occasion de le souligner.

Reconnaître les bénévoles qui s’impliquent sur vos associations ça commence par leur tendre l’oreille.

Leur donner un coup de main dans leur mission, les soutenir et les aider à atteindre leurs objectifs.

C’est de se donner une petite tape sur l’épaule également lors de notre événement annuel autour de novembre.

On doit valoriser le travail bénévole et montrer l’exemple en s’impliquant nous-mêmes dans notre communauté.

Question #6 : Comment allez-vous dégager les sommes nécessaires afin d’entretenir et d’améliorer les infrastructures courantes et comment allez-vous financer les investissements en infrastructures requis dans les années à venir?

La question à 1 million de dollars!

Vous voulez la réponse du bon gestionnaire responsable ou celle du candidat en campagne qui fait un paquet de belles promesses? Je vais vous donner les deux.

Le bon gestionnaire va vous dire que sur nos infrastructures on a un retard de façon générale (qu’on rattrape!), qu’on est pris dans l’agglomération (qui prend une proportion toujours grandissante de nos taxes) et que nous avons toutes sortes de beaux défis à relever. Ce n’est pas faux mais ça ne nous empêche pas de travailler avec notre Plan sur 15 ans (2006-2021), de le suivre, de le revoir, de le bonifier et de commencer à concocter le prochain.

Bon an mal an, nous arrivons à réparer beaucoup de tuyaux, de rues, de bâtiments et d’installations. En s’endettant de façon contrôlée, lissée sur des dizaines d’années.

L’aréna était plus que dû, la bibliothèque aussi, la piscine intérieure va avoir besoin d’amour, certains de nos terrains de soccer prennent l’eau…

On doit revoir notre plan d’action ensemble et garder le cap.

Pour ce qui est de l’entretien, il faut mettre assez de sous dans notre budget d’opération, aux bonnes places, arrêter de couper dans les postes de celles et ceux qui prennent soin de notre milieu de vie.

Le candidat à la Mairie, qu’a-t-il à ajouter? Et bien, qu’en plus d’être réaliste, on doit être rêveur.

Par exemple, sans vous promettre un complexe aquatique à 30 millions de dollars vite de même, on doit regarder en avant, mesurer nos besoins actuels et futurs et déjà plancher sur de nouveaux projets.

Mettre ça sur papier et commencer dès que possible à aller cogner aux portes de Québec, d’Ottawa et pourquoi pas, du côté du privé et des institutions d’enseignements également.

C’est un peu ça la réponse de Dominique Lebeau: soyons réalistes ET rêveurs.